L'histoire derrière la photo - Pic de l'aigle

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L'histoire derrière la photo : Je venais d'avoir ma nouvelle tente (hubba hubba) et il fallait bien que je la teste dans des conditions réelles et non dans mon jardin ! Grand novice en ce qui concerne le bivouac en montagne, puisque mon expérience se limitait à une semaine en camping, j’avais prévu une petite balade d’une heure avec 600m de dénivelé positif. Équipé de ma veste de ski, de ma tente, d’un trépied ainsi que de tout le matériel photo, cette petite balade “pépère” s’est vite avérée être plus difficile et physique que je ne le pensais. Pour ne rien faciliter, il restait sur les cent derniers mètres des névés. Le chemin n’était alors plus visible et j’optais pour la technique du mec perdu: tracer tout droit, jusqu’en haut!


Arrivé au sommet, j’ai planté ma tente au mauvais endroit : sur le sommet de la crête. D'ailleurs, on peut voir la tente tout au fond de la photo! Le vent se leva trente minutes plus tard. Un mistral glacial. Ma tente tenait grâce aux cailloux de la croix. Heureusement, puisque tous les crochets étaient détachés (oui, ça soufflait très fort) et j’aurais pu dire au revoir à mon abri de toile. 
Bien que recouvert par de grosses couches de vêtements, mes pieds étaient trempés et glacés à cause de la neige.  Chose que je n’avais pas prévue. Le froid m'empêchait de bouger et j’avais du mal à rester pour prendre quelques clichés.

Je voulais attendre que les nuages passent afin d’avoir la voie lactée, mais impossible de remettre les chaussures avec les pieds trempés. Pour couronner le tout, le mistral faisait plier la tente. Impossible de dormir de la nuit. Au final, je n’aurais pas pris beaucoup de photos, ce panorama et un autre.

Le lendemain matin, le vent glacial était toujours aussi présent et violent. J’ai pris tout de même quelques photos. Je fis tomber mon capuchon d'objectif, qui glissa sur trois mètres en contrebas. Je suis allé le chercher. Et là, je me rends compte que je n’ai pas été très futé : il n’y avait plus un brin de vent.

florian sautierComment