L'histoire derrière la photo - Les Lac Robert

Lac robert

Je suis chez moi. Flemmingite aigüe. Je n’ai pas envie de bouger. Je n’ai pas envie de rien faire. La flemme est à son apogée. Pour ceux qui ne me connaissent pas, “ne rien faire” ne fait pas partie de mon vocabulaire.

Je regarde l’heure, 10h... J’ai le temps. Je décide finalement de bouger. Je me prépare rapidement, j'opte pour la simplicité: un sac à dos, une paire de basket, un demi litre d’eau et un appareil photo avec l’objectif le plus léger. Direction Chamrousse (environ 600m de dénivelé). Arrivé au départ, l’air est frais, il fait bon, il fait beau, j’ai immédiatement la pêche!

Je monte rapidement et 50 minutes plus tard je suis en haut. Je décide de continuer un peu. Sur mon chemin, je croise un chamois. Il est jeune.  Il n’est pas très loin et semble être intrigué par ma présence, tout en gardant ses distances. Je poursuis mon chemin simplement heureux de cette rencontre, comme si elle m’avait apaisé. Au sommet, je me rends compte qu’un demi litre d’eau n’était pas suffisant, la bouteille est finie depuis longtemps. 

Je regarde en contrebas, la vue vertigineuse: les lacs robert  s’étendent d’un côté, et de l’autre on aperçoit le sommet des télécabines de Chamrousse. Et là, cerise sur le gâteau : des nuages venus de nulle part se déversent juste à côté de moi. Je suis soudainement enveloppé dans un brouillard intense. Je suis comblé.

Le ciel se dégage. Je reste quelques temps à admirer cette vue. C’est reposant. Le silence, le vent… et une mamie de 72 ans qui vient me taper la discute ! Surpris car ce n’est pas très facile d’accès (1200m de D+ et quelques heures de marche), pourtant elle est bel et bien présente en face de moi. Elle à l’air de s’y connaitre et me donne plein de conseils pour les prochaines balades, avec une multitude de différents lacs à faire !

 

Autoportrait devant le vide

Autoportrait devant le vide